Juin-Juillet 2021

Nouvelle création



Ce soir je ne jouerai pas Antigone

18 et 19 juin, 20h30


Théâtre antique

Alba-la-Romaine, Ardèche


Réservations : 04 75 52 45 15

museal@ardeche.fr



Texte et mise en scène : Roger Lombardot
Interprétation : Coralie Russier, avec le Chœur Schola Cantharel
Lumière : Yann Guénard
Régie : Manuel Lombardot
Compagnie Théâtre d’Aujourd’hui
Après création à l'Institut français de Casablanca en 2018
Reprise à l'Atelier Théâtre, Laurac-en-Vivarais, en 2019
Enregistrement vidéo au Festival If, Avignon, en 2020
Le texte est publié par les Editions Le Solitaire


Ce soir je ne jouerai pas Antigone… Ce sont les premiers mots que la comédienne adresse au public, l’invitant respectueusement à quitter la salle. Ce soir, elle ne peut tenir son rôle, elle n’en a pas la force. Elle vient d’être frappée par une tragédie : son frère s’est noyé en portant secours à des migrants échoués sur les côtes de l’île grecque de Lesbos. Son corps n’a pas été retrouvé. Elle évoque Polynice, le frère d’Antigone. De même que le personnage de Sophocle, son frère à elle n’aura pas de sépulture. Insensiblement, elle se met à raconter l’histoire du défunt : sa fiancée tuée lors d’un attentat, l’abandon de ses études pour se mettre au service des plus fragiles… les témoignages qu’il a recueillis à propos des violences faites aux femmes, aux enfants, dans les zones de conflits et ailleurs… son indignation face à l’indifférence, au rejet de l’autre… sa révolte à l’égard de nombreux responsables qu’il accuse de lâcheté… Et puis, à la suite, elle nous délivre sa propre parole. Une parole de femme… libre, forte, déterminée… Elle ne joue pas Antigone, elle est Antigone.


 

Coralie Russier a débuté au théâtre avec Roger Lombardot, à l’âge de 16 ans, dans la pièce Sarah, jouée près de 250 fois. Elle a poursuivi sa formation à l’école supérieure des comédiens du studio d’Asnières. Ces trois dernières années, elle a reçu 5 prix d’interprétation féminine dans 4 courts-métrages. Elle a tourné dans 8 longs-métrages dont 120 battements par minute, de Robin Campillo, Grand prix du Festival de Cannes 2017.

 

La pièce a par ailleurs été présentée en lecture par l’auteur à L’Espace Leconte de Lisle à Saint-Paul, La Réunion, en novembre 2018. Elle a fait l’objet d’un travail d’écriture avec des élèves du lycée français de Casablanca et des élèves du lycée Evariste de Parny à Saint-Paul, La Réunion, travail qui se poursuivra à la rentrée avec les élèves du lycée Marcel Gimond, à Aubenas, en Ardèche. À la suite, les trois établissements entreprendront une collaboration en croisant les écrits des élèves.

 

« Une pièce terrible et belle, portée par une actrice magnifique… »

 

« Un événement : salle comble pour la première, j’étais assise sur les marches. Je n’avais jamais vu ça à Casablanca pour du théâtre contemporain. Je n’avais jamais non plus reçu un tel choc. Un choc libérateur. Toutes les femmes devraient entendre ça. Et tous les hommes. »

 

« Tout est dit dans cette pièce : les violences faites aux femmes, aux enfants, la folie terroriste, le drame des migrants, le rejet de l’autre, la guerre, l’exploitation de nos sentiments les plus vils par "une poignée de prédateurs déterminés à propager la haine et à nous plonger dans le chaos." Et puis la beauté, l’amour, l’engagement humain pour conjurer tout ça. Un texte de résistance dans la lignée d’Antigone Et une comédienne digne de l’éternelle héroïne. »

 

« Un texte implacable, une actrice habitée par son rôle, du théâtre qui sollicite notre conscience et nous élève. »



Nouvelle création



La Vie sublime

Du 6 au 16 juillet, 21h

Relâche le 14 juillet


Clairière en forêt

Laurac-en-Vivarais


Réservations : 04 75 36 90 99 ou

theatre.daujourdhui@wanadoo.fr



Mise en scène et interprétation Roger Lombardot, voix et guitares Nicolas Dritsch, Régie Manuel Lombardot
Le texte est publié par les Editions Le Solitaire


Alors que la planète souffre des agressions multipliées qu’on lui inflige, cette pièce chante la beauté du monde et appelle au respect de toutes les formes du vivant.
« Tu te tenais debout sous la lune et la manière dont ton corps épousait l’espace m’avait fait frissonner. Tant de grâce et de simplicité réunies !... J’avais pensé à une sylphide, imaginé que tu t’étais glissée hors de la forêt pour venir observer ces créatures étranges que sont les humains… Cela t’avait fait rire. Un rire un peu farouche, mais dans lequel on entendait tinter le cristal de la joie. »
« Portée par un verbe superbe, La Vie sublime plaide en faveur de la conquête d’horizons nouveaux défendant le libre arbitre et la plénitude de vivre. S’y greffe un discours amoureux, voire érotique, imprégné du souffle du Cantique des Cantiques et de l’énergie cosmique de l’univers. »
Brigitte Purkhardt, critique internationale de théâtre, Montréal, Québec, Canada









Conférence



Théâtre en nature de l'Antiquité à nos jours, par Pauline Tanon et Roger Lombardot

30 juin, 17h


MuséAl

Alba-la-Romaine, Ardèche


Réservations : 04 75 52 45 15





30 ans de théâtre Cliquez sur l'image pour lire :"Roger Lombardot, 40 ans de création théâtrale et quelques variations autour"