Actualité du trimestre

Création
ANTIGONE
13 septembre 2018, 14h30 / 15 septembre 2018, 20h30

Institut français du Maroc
121 Bd Zerktouni
Casablanca
Tel. +212 5 22 77 98 72

Martin Chenot, Directeur délégué

Texte et interprétation : Roger Lombardot
Interprétation : Coralie Russier
Composition et interprétation musicale : Steve Shehan
Lumière : Halim Archtal
Son : Hakim Douniali
Compagnie Théâtre d’Aujourd’hui
Le texte est publié par les Editions Le Solitaire

 

 

 

 

 


Résumé de la pièce :

Ce soir, elle ne peut tenir son rôle, elle n’en a pas la force. Elle vient d’être frappée par une tragédie : son frère s’est noyé en portant secours à des migrants échoués sur les côtes de l’île grecque de Lesbos. Son corps n’a pas été retrouvé. Elle évoque Polynice, le frère d’Antigone. De même que le personnage de Sophocle, son frère à elle n’aura pas de sépulture. Ce soir je ne jouerai pas Antigone… Ce sont les premiers mots que la comédienne adresse au public, l’invitant respectueusement à quitter la salle. Insensiblement, elle se met à raconter l’histoire du défunt : sa fiancée tuée lors d’un attentat, l’abandon de ses études pour se mettre au service des plus fragiles… les témoignages qu’il a recueillis à propos des violences faites aux femmes, aux enfants, dans les zones de conflits et ailleurs… son indignation face à l’indifférence, au rejet de l’autre… sa révolte à l’égard de nombreux responsables qu’il accuse de lâcheté. Et puis, à la suite, elle nous délivre sa propre parole. Une parole de femme… libre, forte, déterminée… Elle ne joue pas Antigone, elle est Antigone.

 




Coralie Russier

Olivier Pelisson, journaliste et critique de cinéma, membre du comité de sélection pour la Semaine de la critique au festival de Cannes, écrit à propos de Coralie Russier :

« Un visage. Etrange. Magnétisant. Une présence. Brute. Insolente. Coralie Russier règne sur le monde du court-métrage du moment avec sa chevelure blonde, ensoleillée ou peroxydée. Quelque part entre Béatrice Dalle et Lena Dunham de la série télévisée Girls. Partout où elle passe, elle dynamite l’action, embrase l’écran par une douce agressivité… »

Coralie Russier a reçu 4 prix d’interprétation féminine ces deux dernières années pour ses rôles dans 3 courts-métrages. Elle a tourné dans 4 longs-métrages dont 120 battements par minute, de Robin Campillo, Grand Prix du Festival de Cannes 2017.

En 2018, elle sera à l’affiche de Un amour impossible, de Catherine Corsini, d’après Christine Angot, avec Virginie Efira et Niels Schneider et donnera la réplique à Jean Dujardin dans le film Le Daim de Quentin Dupieux.

Elle a débuté au théâtre avec Roger Lombardot, à l’âge de 16 ans, dans la pièce Sarah, créée en Ardèche et au théâtre du Gymnase, à Paris (seule en scène durant une heure et demie), puis jouée en France et à l’étranger près de 250 fois. Elle a poursuivi sa formation théâtrale à l’Ecole Supérieure des comédiens du Studio d’Asnières.

Elle joue actuellement dans une pièce adaptée de Jacques ou la soumission et Journal en miettes d’Eugène Ionesco.

 




Steve Shehan

Insatiable guetteur du monde, Steve Shehan a fait du voyage sa religion, écartant l’aspect touristique de la chose pour ne laisser la place qu’à la rencontre, l’écoute, l’apprentissage et le partage.

Steve Shehan est un musicien universel et éclectique dont les percussions ont été demandées par les plus grands artistes de la scène rock, world et chanson anglo-saxonne et française. Un parcours atypique pour ce compositeur né aux Etats-Unis, d’un père cherokee et d’une mère française et pour qui la musique est un mode de communication entre les peuples quelle que soient leur langue, leur culture, leur religion.

Il a composé et produit personnellement plus de 15 albums sur une vingtaine d’années ainsi que des bandes originales de films.

Il a participé à de nombreux albums et collaboré en studio et sur scène avec des artistes aussi renommés que Bob Dylan, Paul Simon, Paul McCartney, Peter Gabriel, John McLaughlin, Chick Corea, Sting, Ibrahim Maalouf…

Dernièrement, il est intervenu dans un spectacle aux côtés de la soprano et compositrice Darya Dadvar et de l’actrice franco-iranienne Golshifteh Farahani.

Au théâtre, il a composé et interprété la musique de la pièce de Laurent Gaudé Le Tigre bleu de l’Euphrate, mise en scène par Michel Didym, avec Tcheky Kario.




Mercredi 25 avril, 20h30, nouvelle création : Homo Botticelli,
salle espace (63) Thiers

Dix ans après La Rose, Roger Lombardot revient sur les peintures de la grotte Chauvet-Pont-d’Arc, connues pour être les plus anciennes de l’humanité, et nous plonge dans une saisissante aventure de l’esprit.

« — Je vous le répète : pour percevoir la dimension sublime de l’œuvre, il faut avoir conscience d’évoluer à l’intérieur d’elle… reconnaître qu’on se trouve là où l’humain a donné chair à la pensée… se sentir irrigué par les peintures, leur essence, leur quintessence… »

Avec Roger Lombardot, Agnès Singh (musique), Nathalie Leroy (Lumière, vidéo), Cie Théâtre d’Aujourd’hui.




Jeudi 26 avril, 20h30, nouvelle création : La Rose, Le Lido, (63) Lezoux
« Comment décrire le choc émotionnel ressenti lorsqu’on pénètre pour la première fois dans cette grotte, immense cathédrale naturelle, restée inviolée pendant des millénaires, qui conserve les dessins les plus anciens de l’humanité, créations symboliques d’une beauté et d’une fraîcheur stupéfiantes ? Ce pari impossible, Roger Lombardot l’a tenu. Lorsqu’il m’a lu le texte de La Rose les larmes me sont spontanément montées aux yeux. »
Dominique Baffier, Conservatrice de la grotte Chauvet de 2000 à 2014

« Un hymne à l’art, à la vie, à l’humanité… On pourrait parler d’un satori artistique, d’un éblouissement dans l’universel. »
Pierre Courouble, La Tribune
« Extase, ivresse, magnificence… Un texte éblouissant... »
Sébastien Gayet, Le Dauphiné Libéré

Avec Sandrine Bonnet (danseuse), Antoine Ladrette (violoncelliste), Chantal Péninon (comédienne),
Coproduction Compagnies Le ChiendentVue sur Scène









Ces deux spectacles s’inscrivent dans une thématique plus large autour de la grotte Chauvet, à découvrir à Thiers et dans les environs du 21 avril au 6 mai : conférences, expositions, travail avec les scolaires… D’après l’Université populaire de Thiers, c’est l’œuvre de Roger Lombardot qui a inspiré l’organisation de cet événement, soutenu par la ville et le département du Puy de Dôme.
Infos sur www.ville-thiers.fr



Samedi 5 mai, 20h30, dimanche 6 mai, 18h, nouvelle création : Fa’a’amu,
l’Atelier Théâtre, (07) Laurac-en-Vivarais, réservations : 06 73 34 41 51

Face à sa révolte, une mère révèle à son fils les circonstances de son adoption et lui livre ses pensées les plus intimes, élargissant son propos à la relation qui unit chaque mère, chaque père… à chaque enfant.

« Comment concilier la réalité du sentiment que j’ai pour toi et le fait que tu ne proviennes pas de ma chair. Ai-je les mêmes droits qu’une autre mère… à commencer par celui de te prendre dans mes bras ? »

Avec Fanny Corbasson, mise en scène Gilles Droulez, Cie Les Affamés




Dimanche 6 mai et dimanche 3 juin, 20h, nouvelle création :
68 mon amour, ABC Théâtre, 14 rue de Thionville, 75019 Paris

Dans 68 mon amour, Roger Lombardot se souvient des bouleversements provoqués par les événements de mai 68. Il retrouve les émotions de cette époque, évoque tout ce qu’elle lui a apporté.

« Mon existence s’est éclairée à compter de cette année-là. Avant, s’il n’y avait eu l’amour de ma mère, elle aurait été entièrement grise. Comme les visages des adultes. Plombés par la résignation. Je n’arrivais pas à croire qu’ils étaient sortis de la guerre. »

Avec Ludovic Salvador, mise en scène Chantal Peninon, Cie Vue sur scène




10 mai au 31 mai : Écrire en Beaume-Drobie
C’est ce que feront Frédérique Deghelt, Gaëtan Brulotte, Alberto Lombardo, dans le cadre d’une résidence d’écriture à Saint-Mélany, à l’invitation de Théâtre d’Aujourd’hui et de Roger Lombardot. Trois écrivains venus des villes pour s’immerger dans la nature, écrire au vert et restituer leurs textes sous forme de lectures, lectures musicales, ateliers, mise en jeu… Une douzaine de rencontres dans les communes de Beaume-Drobie et alentours, s’appuyant en partie sur le réseau des bibliothèques.
Pour compléter le programme, Christophe Piret et Gilles Desnots, deux auteurs accueillis en résidence les années précédentes, présenteront les spectacles réalisés à partir de textes écrits sur notre territoire ou à la suite de leur venue.

Renseignements : Théâtre d’Aujourd’hui : 04 75 36 90 99, Office Intercommunal de Tourisme du Pays Beaume-Drobie, Joyeuse : 04 75 89 80 92



Mercredi 30 mai, 22h30, Théâtre 121
Institut français de Casablanca / Création Artistes en résidence à l’Institut
68 MON AMOUR

Rim Amine  Mehdi Pyro
Rim Amine, comédienne, chanteuse et danseuse, née en 1991 à Casablanca
et Mehdi Pyro, auteur, metteur en scène, comédien, né en 1976 à Rabat.
Texte de Roger Lombardot, mise en scène de Mehdi Pyro et Rim Amine, interprétation de Mehdi Pyro.

Dans 68 mon amour, le dramaturge français Roger Lombardot relate les changements essentiels que les événements de mai 68 ont déclenché chez toute une génération. Dépassant la grande histoire de la contestation sociale et politique tout en y faisant référence, il s’attache surtout à raconter le sentiment de liberté que cette période a provoqué chez lui : éveil à soi, au temps et à l’autre.
Formidablement interprétée par le comédien marocain Mehdi Pyro, cette pièce – parce qu’elle bouscule la hiérarchie de nos préoccupations quotidiennes – est une invitation à célébrer les valeurs universelles. En racontant mai 68 depuis l’intimité de ses émotions, Roger Lombardot nous offre un merveilleux rappel à raviver notre humanité. Un texte émouvant, juste et troublant dont l’actualité touche et régénère




Jeudi 31 mai, 22h30, Théâtre 121
Institut français de Casablanca
50 ans D'AMOUR

Texte et interprétation Roger Lombardot avec la complicité de Cécile Lombardot. (Voir ci-dessous)



Pour tous ces événements, vous pouvez obtenir des informations auprès de Théâtre d’Aujourd’hui :
theatre.daujourdhui@wanadoo.fr
Tél : 04 75 36 90 99







Création 2018

50 ans d'amour
Écrite en résidence à La Menuiserie de Tourne, à Bourg-Saint-Andéol, Ardèche, en juin 2017.
Parution aux Editions Le Solitaire.

Ils se sont connus en 68, ils s’aiment toujours…
Est-ce parce qu’ils se sont connus en 68 qu’ils s’aiment toujours ?
La réponse est dans le texte :
« Notre amour, il vient de là… de tout ce qu’on a partagé ensemble : nos espérances, nos luttes, nos élans, nos rêves, nos folies, nos amitiés, nos défis, nos émotions, notre joie de vivre… toutes les tares qu’on avait contractées en 68… Depuis cinquante ans qu’on chemine ensemble, j’ai dû te prendre cent mille fois dans mes bras et cent mille fois j’ai ressenti le même émoi… le même bouleversement des sens, le même enchantement de l’esprit. Celui qui n’a jamais connu cela ne peut pas imaginer… pas comprendre le monde contenu dans cette étreinte… pas percevoir sa beauté, son étendue, sa richesse… Cette étreinte qui est le noyau de notre histoire, la matrice à partir de laquelle tout s’est organisé… Je trouve cela miraculeux : pouvoir puiser chaque jour dans les bras de l’autre la joie de vivre. »


Roger Lombardot, 50 ans d'amour

Du 8 au 25 mars 2018


L’Atelier Théâtre/Théâtre d’Aujourd’hui,

160, rue Monseigneur Lavarenne,

Réservation impérative : 04 75 36 90 99

Jeudi, vendredi, samedi, 20h30, Dimanche, 18h




5, 6, 7 avril, 20h30


La Menuiserie de Tourne,

Quartier de Tourne, 07700 Bourg-Saint-Andéol




13, 14 avril, 19h30


Théâtre de la Placette,

Quartier de la Placette, 30000 Nîmes









Reprise

LA BEAUTÉ SAUVERA LE MONDE
La beauté sauvera le monde est paru aux éditions Mercurart
1989 : Un médecin, président d’une ONG, me dit : « Ce sont des gens comme vous, des artistes, qu’il faudrait pour réchauffer les populations après notre départ. Il ne suffit pas de soigner les plaies du corps, il faut panser les plaies du cœur et de l’âme. Et je ne connais rien de mieux que la beauté pour apaiser et redonner le goût de vivre. Je le dis parce que j’en ai fait l’expérience. » Quelques mois plus tard, le mur de Berlin tombe. Pour répondre au vœu de ce médecin, je me rends en Roumanie, puis dans les Balkans ravagés par la guerre. La beauté sauvera le monde évoque en images, en musique et en mots cinq années d’interventions artistiques au service de la vie... avec pour viatique cette réflexion d’Andrei Tarkovski : « Mon devoir est de faire en sorte que celui qui voit mon travail ressente le besoin d’aimer, de donner son amour et qu’il perçoive l’appel de la beauté. »

Affiche "Beauté;

27 février 2018, 20h30


Les Quinconces,

Théâtre de Vals les Bains, scène régionale,

Réservation : 04 75 37 49 21

Mail : @les quinconces

Site web : les Quinconces

Texte et interprétation : Roger Lombardot

Voix et guitares : Nicolas Dritsch

Création lumière/vidéo : Nathalie Leroy

Son : Geoffroy Roger

Crédit photo : Michel Massi

Crédit vidéo : Denis Ducroz

Production : Théâtre d’Aujourd’hui

 



ÉLOGE DE LA FEMME DE 60 ANS
Créée en 2014 au théâtre 232U à Aulnoye Aymeries, reprise en 2015, en appartement, à la demande (20 représentations),
nouvelles dates à partir de mai 2016.

Représentations en appartement à la demande (voir contact)

« Il faut voir le regard ébloui des spectateurs sortant de la représentation de Eloge de la femme de 60 ans. Entendre les mots si bien agencés, si naturellement posés sur un sens évident. On est heureux et en pleine compréhension de ce qui se tisse sans faire de bruit à une échelle humaine et profonde. »
Frédérique Deghelt, écrivain (Actes Sud)

"Il y a quelques années, alors que je présentais 68 mon amour dans l’atelier d’un ami sculpteur, au milieu de ses œuvres, un spectateur s’approche et me dit :
– Elle est bien jolie votre histoire et la fille sur la photo est tout à fait délicieuse mais, aujourd’hui, après toutes ces années, elle ne risquerait plus de poser nue pour une affiche.
– Ah oui ! Et pourquoi ?
– Eh bien… parce qu’elle ferait fuir les spectateurs.
Et il était parti d’un grand rire, satisfait de sa méprisable saillie. J’étais en train de couper une rondelle de saucisson et j’avais eu envie de lui planter le couteau dans le ventre. Et puis, après réflexion, j’avais pensé qu’il serait plus judicieux de répondre par le théâtre : un texte et des images en hommage à la femme de 60 ans, celle que j’aime et, par filiation, toutes les autres… quel que soit leur âge.
Le goujat ne méritait pas que je salisse un couteau et que je prive mes invités de saucisson."

 

affiche éloge de la femme de 60 ans






30 ans de théâtre Cliquez sur l'image pour lire :"Roger Lombardot, 30 ans de création théâtrale et quelques variations autour"